Pourquoi une Semaine de la Presse et des Médias à Saint-Ex?
Parce que l’EMI (comprenez l’Éducation aux Médias et à l’Information) est devenue le pivot en matière d’éveil citoyen de nos adolescents, et que cette sensibilisation devient un rempart indispensable contre les effets négatifs des réseaux sociaux.
Parce que nos adolescents sont la première génération de Digital natives, et que 90% d’entre eux s’informent via les réseaux sociaux.
Parce que l’infobésité (ou surcharge informationnelle), liée notamment au scrolling sur les réseaux sociaux, provoque chez les jeunes fatigue médiatique, stress, perte de repères entre information et divertissement, confusion entre réalité et fake news…
Parce que cette surinformation favorise les difficultés de concentration et de mémorisation, notamment par manque de sommeil, puisque les réseaux sociaux sont conçus pourcapter indéfiniment l’attention. On parle désormais de la “bataille de l’attention” que se livrent les réseaux sociaux…
Pour toutes ces raisons, j’ai fait appel cette année à deux professionnels de la sphère informationnelle. Ils sont venus intervenir entre le 25 mars et le 1er avril auprès de toutes les classes de 4e dans le cadre de la séquence “Informer, s’informer, déformer”du programme de français.
David Le Doaré, journaliste, enseignant à l’UIR, podcasteur, et Abdellatif Bensfia, enseignant chercheur, Directeur de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Rabat ont conçu des ateliers spécifiques pour nos collégiens, basés sur des constats concrets.
D’autres activités dans le domaine de l’EMI ont été proposées dans certaines classes, comme le scénario Classe Investigation, des ateliers pendant lesquels les élèves sont plongés dans une enquête journalistique immersive et doivent produire en instantané un flash d’information selon les règles du métier et le respect de la fiabilité des sources.
L’année prochaine, l’EMI sera encore davantage au centre de mes préoccupations d’enseignante documentaliste, pour préserver l’identité et le sens critique de vos enfants.
Sophie Pincet






